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Plan national pour la vie associative, nos commentaires

Le 8 juin à Toulouse, les dirigeants du Mouvement associatif national ont remis au 1er Ministre le rapport « Pour une politique de vie associative ambitieuse et le développement d’une société de l’engagement ».  Le Bureau de Associations-et-Territoires, réuni le 20 juin, en appui sur notre propre contribution a commenté les propositions contenues dans le document national.

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Écrit à la demande d’Édouard Philippe pour servir de base au futur programme de développement de la vie associative, ce document formule 59 propositions structurées en trois axes.

Synthèse du Rapport

  • Faire vivre les potentialités de la loi 1901

Le rapport réaffirme l’actualité du cadre de la Loi 1901 et propose de la faire vivre pleinement en facilitant et reconnaissant l’engagement des citoyens à tous les âges de la vie et en protégeant les citoyens qui s’engagent, conditions nécessaires de la vie démocratique, ainsi qu’en reconnaissant l’apport spécifique des associations à l’économie globale.

  • Bâtir une politique de développement, de soutien et de reconnaissance de la vie associative

Il convient ici de renouveler le dialogue entre les pouvoirs publics et les associations, renouveler les formes de partenariat en privilégiant le moyen terme. Cela passe par une meilleure visibilité de la vie associative. Il faut développer l’observation, la recherche, définir et partager des critères d’évaluation. Mais il faut aussi consolider la « chaîne d’accompagnement » des associations locales, proposer des parcours adaptés à chaque association.

  • Faciliter la mission d’intérêt général des associations

Pour lutter contre la fragilité croissante du tissu associatif, le rapport propose de poser un cadre structurant adapté à ses spécificités. Les associations doivent pouvoir bénéficier d’un financement pérenne. Elles doivent pouvoir plus facilement accéder aux fonds européens et être mieux associées à leur gouvernance. Enfin, des aides à l’emploi spécifiques devraient être proposées aux associations en distinguant bien les mesures faites pour les associations de celles faites pour l’insertion des personnes en difficulté.

Autant donc de propositions qu’il convient d’approfondir et mettre en œuvre. Le rapport évoque à ce propos la mise en place de groupes de travail, de nouveaux dispositifs, pour aller plus loin.

Nos premiers commentaires

Réuni le 19 juin, le bureau d’Associations-et-Territoires a débattu de ce rapport. Plusieurs des propositions formulées font écho aux réflexions que nous avons développées cet hiver et transmises aux membres du Mouvement associatif ainsi qu’aux services de l’État.
Sur plusieurs aspects cependant, il nous paraît que la démarche mérite d’être approfondie afin d’explorer plus à fond certaines pistes et d’en ouvrir peut-être de nouvelles.

Les propositions gagneraient à davantage prendre en compte les évolutions de notre société et les mutations auxquelles sont confrontées les associations. Avons-nous su toujours anticiper ces mouvements, maîtriser ces évolutions et nous réorganiser en conséquence ?

  • Ainsi du lien aux territoires et à la décentralisation qui déplace le centre de gravité politique vers l’échelon local. Comment faire émerger une coordination plus « down-up »? Des propositions pourraient être faites pour organiser la vie associative à l’échelle des territoires, pour aller à la rencontre de ces dizaines de milliers d’associations locales isolées sur les territoires…
  • De même, à l’heure où partout sur les territoires on parle d’écosystème, d’attractivité… nous pourrions formuler des propositions plus précises sur le partenariat entreprises, collectivités publiques et associations, posant les associations comme des acteurs à part entière des territoires, bénéficiant du même type d’accompagnement que les entreprises et les collectivités locales…
  • Cette approche territoriale faciliterait l’émergence de propositions nouvelles, de propositions sur le bénévolat (mécénat de compétence, mobilisation des actifs) ou bien encore la contribution des entreprises ou des citoyens.
  • le rapport enfin devrait insister aussi sur la question numérique et son impact incontournable sur l’ensemble de la gouvernance associative. Trop peu de choses sont dites à ce propos.

Le travail n’est donc pas fini, loin de là. Il faut continuer à tous les échelons des territoires. Une attention particulière doit être portée vers les collectivités en charge du développement et de l’animation des territoires, à savoir la Région et les EPCI de Normandie. Avec les services de l’État, on peut également approfondir ces propositions dans le cadre du plan régional d’action. Il sera peut-être possible également de nous appuyer sur le nouveau volet du FDVA qui sera prochainement mis en œuvre. Il devrait aider les associations à innover en ces domaines.

 

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