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Les Associations, remède à la fièvre jaune ?

dire ce que l'on fait , faire, ce que l'on dit

 « J’entends la colère de mes concitoyens. Je veux lui apporter une réponse en profondeur par une vraie politique de réformes et de transformation… La construction qui vient du bas  avec les associations, les territoires, les initiatives populaires… ». Emmanuel Macron conclusion débat second tour élection présidentielle: Revoir la video

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Nous nous étions à l’époque, félicités de ces propos et dès le 29 mai, nous organisions une rencontre régionale sur la contribution des associations au développement  des territoires en présence du nouveau Ministre de la cohésion des territoires. ( Revoir cette rencontre)

A l’automne, nous nous sommes à nouveau réjouis de l’annonce par Edouard Philippe d’un plan national pour la vie associative qui serait présenté au printemps 2018.(Revoir la déclaration de Edouard Philippe)

Nous avons joué le jeu. Nous avons travaillé, formulé des propositions, en avons débattu lors de séminaires organisés en relation  avec le Mouvement Associatif et le soutien de la Région. Si nos propositions ont  reçu un accueil poli de certains services centraux de l’Etat, de quelques parlementaires,  nous n’avons eu aucun retour ni  des services extérieurs de l’Etat, ni des élus locaux à qui nous les avions adressées. Au printemps, le plan annoncé n’est pas venu.

Le 16 octobre 2018, le Président de la République à l’occasion de la nomination du nouveau Gouvernement, a repris presque mot pour mot ses propos de campagne :

 « Nous devons regarder en face le monde tel qu’il est. Je demande au Gouvernement d’agir en ayant conscience de ce moment et de prendre pour ce faire, des décisions vigoureuses… Cela exige de ma part, de la part du Gouvernement de l’écoute, du dialogue, et cela exige de s’appuyer  sur toutes les forces du progrès et de la réforme: les associations, les élus locaux, dans tous nos territoires… » Allocution télévisée du 16 octobre: revoir un extrait

Une nouvelle fois, on ne peut qu’approuver les propos du Président de la République. Les associations sont des acteurs de premier plan du développement et de l’animation des territoires. Elles peuvent  soutenir les initiatives citoyennes, accompagner le mouvement social, le fédérer, le mettre en perspective…
Au sortir de la seconde guerre mondiale le Général De Gaulle et le Conseil National de la Résistance avaient bien  compris le rôle que pourrait jouer une société civile organisée dans la reconstruction et le développement du Pays.  Les fédérations associatives ont pendant de longues années, aménagé la France au quotidien, accompagné l’émancipation individuelle et collective.
Mais au tournant des années 80, sous les effets conjugués de la décentralisation, du développement des outils de communication, de l’individualisation des modes de vie…, les liens se sont distendus. Les associations  sont progressivement devenues des partenaires accessoires. Elles se sont souvent  laissées enfermées dans l’action sociale, elles ont été mises en concurrence avec les entreprises…

Aujourd’hui, sondages et réseaux sociaux sont devenus le lien avec la société civile. L’opinion immédiate a pris le pas  sur la réflexion collective. La société se réduit progressivement à une collection d’individus connectés et tant pis pour ceux qui ne le seraient pas.

Les citoyens de la « France périphérique » se sentent délaissés, ignorés. Les corps intermédiaires n’ont plus les moyens, ni la mission d’organiser le dialogue avec les responsables politiques. Le marketing social sous couvert de participation, se substitue à la « co- élaboration »… Les frustrations se développent, les exaspérations montent et au final  les gilets jaunes sortent.

On peut  dénoncer l’assemblage hétéroclite des revendications, la récupération par les partis contestataires,  mais le fait  est là. Plus que jamais, notre Pays, face aux mutations, à la crispation du monde doit se mobiliser. Les associations peuvent répondre présent, mais encore faut-il les réintroduire dans le jeu social.

Le Président  de la République dit le vouloir.
Le dire c’est bien, Mais le faire c’est mieux !

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