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L’Union Européenne : ennemie ou amie ?

Que seraient devenus Port 2000 au Havre, le 6ème pont à Rouen, l’A28 en direction d’Alençon, les Universités normandes, les pôles de recherche et d’innovation… sans le soutien de l’Union Européenne. Les fonds structurels concourent largement au développement de notre Région.
L’Europe, c’est aussi une zone géographique unique pour les communications téléphoniques, ce sont les programmes Erasmus qui permettent à des milliers d’étudiants et apprentis de partir à la rencontre de nouvelles expériences, c’est le RGPD qui protège nos données personnelles des ambitions des grands groupes internationaux… L’Europe, c’est aussi 70 années de paix…

Certes, tout n’est pas parfait. Pas facile de rapprocher des pays, des cultures qui pendant des siècles se sont combattus, des territoires où le salaire minimum varie de 1 à 10 (350 € en Roumanie pour 3500 € au Luxembourg). Pour autant, l’Europe a su peu à peu élaborer des valeurs communes, des projets collectifs qui font référence aux yeux de la terre entière.

Au moment où le Monde se restructure, où de nouveaux blocs géopolitiques affirment leur ambition face à une Amérique tentée par le repli, l’Europe apparaît plus que jamais nécessaire. Que pèse la France et ses presque 67 millions d’habitants face à la Chine aujourd’hui, l’Inde demain, la Russie à côté… ? Certes, nous sommes la patrie des droits de l’homme, le français est parlé sur tous les continents, nous avons des terres tout autour du Globe… Et pourtant, que serions-nous sans nos voisins européens ?

L’Europe est un projet, une ambition,  un ensemble de valeurs, un style de vie apprécié dans le monde entier. L’Europe attire les étrangers et, pour cette raison même, elle inquiète des européens soucieux qui vivent la mondialisation comme une atteinte à leur intégrité et craignent le « grand remplacement » que certains leur annoncent.

L’Europe qui se définit comme une économie sociale de marché (Article 3 du Traité constitutionnel) est de plus en plus souvent présentée comme une porte ouverte à tout vents, suscitant en retour des vents contraires annonciateurs d’orages : à l’Est où certains responsables veulent bien bénéficier des fonds structurels, mais ne veulent pas respecter l’engagement social afférent ; L’isolationnisme gagne les pays du sud, notamment les régions les plus riches comme la Lombardie ou la Catalogne…

L’Europe est à la croisée des chemins. Allons-nous déconstruire cet espace de paix élaboré année après année ? Allons-nous nous replier vers les états nations, voire même vers une mosaïque de territoires aux intérêts pas toujours compatibles ? Ou bien allons-nous affirmer une nouvelle ambition, inscrire l’Europe comme un pilier des accords de Paris, ou plus largement des 17 objectifs du développement durable fixés par l’ONU et présentés il y a quelques jours par son Secrétaire Général, M. Ban Ki-Moon,  au Forum Mondial de la Paix à Caen.

Poser cette question, c’est y répondre. Mais c’est aussi expliquer tout l’enjeu des consultations que partout en Europe, les citoyens, les associations, les syndicats, les entreprises, ou bien encore les collectivités sont invités à conduire. C’est prendre en main notre destin, entrer résolument dans le 21ème siècle.

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