Yannick Blanc: le fait associatif et le territoire

Yannick Blanc Président de la FONDA et de l’agence du service civique en ouverture des travaux est revenu sur deux éléments importants : le territoire et le fait associatif.
Le territoire a-t’ il rappelé, est un mot polysémique dont l’usage a beaucoup évolué au cours des années. Pendant longtemps il a eu une forte connotation militaire qui a inspiré d’une certaine manière l’aménagement du territoire au milieu des années 60. Il s’agissait  de doter la France de métropoles stratégiques venant équilibrer le centralisme parisien.

Progressivement le territoire est devenu un ensemble de nœuds principaux et secondaires qu’il fallait relier. Ainsi était né le polycentrisme maillé que l’on retrouvait dans les cartes de la DATAR. Au tournant du 21éme siècle le territoire est devenu territoire de projet. On retrouve cette démarche dans les Pays, la politique de la ville. Des territoires aux contours incertains, en opposition souvent avec les intercommunalités mises en place elles, au nom des économies d’échelle, de bonne gestion…

Le territoire aujourd’hui, c’est un périmètre de confiance qui prend des formes variables selon les parties prenantes, les circonstances, les projets. C’est un lieu où l’acteur individuel ou collectif se sent à l’aise et en confiance avec les autres partenaires. Le territoire est devenu espace en mouvement qu’il faut construire, consolider, faire évoluer…

De ce point de vue, le territoire a souligné Yannick Blanc, a beaucoup à voir avec l’association ou plutôt « le fait associatif », c’est à dire la dynamique, comme le dit dans son article 1er la loi 1901, unissant plusieurs acteurs autour d’un projet commun.  Le partenariat est au cœur de toutes les stratégies de développement. Dans une économie ouverte, les alliances parfois étonnantes sont source d’innovation, de performance, d’agilité… Les collectivités, les entreprises, l’État chacun à sa manière développe ses projets, s’associant à d’autres partenaires.

Le Fait associatif est partout, mais pas nécessairement sous la forme instituée, caractéristique de la plupart des associations. La loi 1901 a rappelé Yannick Blanc, est une loi de liberté. Elle autorise de multiples manières de faire qui parfois peuvent déstabiliser les associations traditionnelles.
Il y a là pourtant une forte opportunité pour donner un nouvel élan aux associations. La démarche associative peut-être un élément déterminant du développement.

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