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Les associations : les propositions des candidats

les associations aux côtés des citoyens

Si les candidats développent de nombreuses propositions en direction des entreprises et des collectivités, aucun ne tient un discours construit sur le fait associatif. Les associations sont des acteurs de premier plan sur les territoires ; présentes dans tous les secteurs d’activités, dans toutes les communes de France, elles ne constituent cependant pas un enjeu significatif. Les propositions des candidats apparaissent au détour des thématiques abordées, des urgences du moment.
– Ainsi, si François Fillon évoque l’égalité des territoires en matière de soutien aux associations, il les perçoit d’abord comme des acteurs des sphères sociale et caritative (à l’exemple de sa visite à Emmaüs). Le candidat ignore les 90% agissant sur d’autres secteurs d’activités.
Benoît Hamon, en appui certainement sur son expérience ministérielle, valorise les acteurs de l’économie sociale, soulignant la contribution de certaines associations à l’économie. S’il évoque le maintien des partenariats avec les mouvements associatifs, il ne dit rien des centaines de milliers d’associations locales agissant en dehors de ces réseaux.
Marine Le Pen prend le contrepied du précédent. Par deux fois dans ses 144 propositions, elle évoque le soutien aux petites associations. Mais elle ne dit mot sur les critères de distribution et les partenariats. Ses propos par ailleurs sur le renforcement de l’autorité de l’Etat donnent à penser qu’en ce domaine, on pourrait revenir au début du 20ème siècle quand la République avait ses bonnes têtes.
– Si Emmanuel Macron souligne lui aussi les initiatives des petites associations, il s’inscrit avec sa proposition d’accélérateur d’associations, dans une perspective nationale. il s’agit de permettre aux bonnes pratiques locales de diffuser sur les autres territoires. Il propose également de s’appuyer sur les associations et leurs réseaux locaux pour accélérer la conversion numérique de la France.
Jean-Luc Mélenchon s’inscrit pour sa part dans les pas du compromis élaboré par le Conseil National de la Résistance et le nouveau gouvernement au sortir de la dernière guerre. Les mouvements associatifs et les acteurs de l’économie sociale restent des partenaires privilégiés. Lui non plus ne dit mot à propos des centaines de milliers d’associations situées en dehors des réseaux historiques.

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