Les bénévoles

Une ressource essentielle

Les bénévoles  sont de plus en plus nombreux. Recherches et Solidarités le constate depuis plusieurs années maintenant et ce, dans toutes les tranches d’âge. Le bénévolat n’est plus l’apanage des retraités. De nouvelles  formes d’engagement  émergent,  les initiatives se multiplient. Il y a là un vecteur important  pour le dynamisme des territoires et une opportunité pour les associations.

Cette évolution positive bénéficie d’un environnement favorable. Les pouvoirs publics, par des initiatives comme le « service civique », encouragent, soutiennent l’engagement. De plus en plus d’entreprises aussi font de l’engagement une valeur. Les parcours de formation, notamment dans l’enseignement supérieur, intègrent bien souvent un volet engagement. La fiscalité des entreprises et des ménages  favorise l’engagement. Des entreprises développent le bénévolat  de compétences. Certaines même adaptent l’organisation du temps de travail des salariés engagés. Comparées à d’autres situations en Europe, ces initiatives font encore pâle figure, mais elles ont le mérite d’exister.

À la différence de beaucoup d’autres pays occidentaux, l’engagement  bénévole en France est encore perçu et vécu comme un temps résiduel. C’est un marqueur social pas toujours positif. On est bénévole une fois dégagé de ses obligations domestiques et professionnelles. Dans une société où les temps de vie sont de plus en plus individualisés et à géométrie variable selon les jours de la semaine, les moments de l’année, comment s’étonner que le bénévolat soit instable et fragile ?
Les formes d’engagement sont devenues plus personnelles, inscrites dans le court terme, à la recherche de résultats rapides. Les associations peinent à intégrer cette ressource instable qui bouscule les repères institutionnels auxquels la plupart se réfèrent. Certains dirigeants ferment les portes à ces nouveaux bénévoles alors même qu’ils déplorent le désengagement de leurs concitoyens et des jeunes en particulier. Ceci explique certainement pour partie la contradiction observée entre les chiffres flatteurs énoncés par l’INSEE et les propos plus pessimistes rapportés par de nombreux responsables associatifs. Les nouveaux bénévoles peuvent être tentés de créer leurs  propres associations, voire de s’engager sous d’autres formes comme le font déjà 35% d’entre eux.

 

Pour être en phase avec les évolutions de leur environnement, pour accompagner les  citoyens et les territoires, les associations doivent faire preuve de souplesse et d’adaptation. Et paradoxalement, elles ont  besoin pour cela d’une certaine stabilité, notamment au plan de la ressource humaine. Elles doivent trouver la réponse à cette question essentielle :

Comment faire de l’engagement éphémère de chacun un engagement durable collectif ?

Deux pistes complémentaires sont à explorer :
     + Interroger et faire évoluer les modes de gouvernance des associations
     + Élargir la place faite dans notre pays à l’engagement bénévole, qu’il devienne un temps structurant de la cohésion sociale à l’image des temps du travail ou de la famille.

En savoir plus:

Les enquêtes:
Recherches et solidarités: La France bénévole 2016 
Recherches et solidarités: La France bénévole 2017
France Bénévolat: évolution du bénévolat 2016

Les lieux ressources:
Recherches et Solidarités: http://www.recherches-solidarites.org/
France bénévolat: https://www.francebenevolat.org

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*