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Mécénat, vers un monde nouveau ?

 Une fiscalité avantageuse, un climat social apaisé, plus riche, une meilleure insertion de l’entreprise dans son environnement, mais plus encore, la participation à l’émergence d’une société nouvelle plus forte, plus dynamique, plus solidaire… Voilà les  arguments mis en avant  lors de la  6ème étape du tour de France des Mécènes proposé par admical, mardi 24 octobre dans les locaux de l’ESAM à Caen…

Associations et Territoires, associé à la préparation de ce rendez-vous, était présent en compagnie d’une centaine de personnes. Une belle rencontre destinée d’abord  aux entreprises pour leur donner envie de sauter le pas.

  • Bien sûr, il y a l’intérêt financier. Le mécénat, c’est d’un côté une manière pour les associations et les collectivités de trouver de nouvelles ressources et de l’autre, la possibilité pour les entreprises de payer moins d’impôts grâce à une fiscalité avantageuse. Mais c’est aussi bien plus que cela.
  • Ressources humaines : Le mécénat, parce qu’il sert des causes d’intérêt général, développe un sentiment de fierté au sein de l’entreprise, il sert les relations internes, mobilise les salariés… C’est notamment le cas quand il s’ouvre au mécénat de compétences.
  • Territoires : Le mécénat, c’est l’opportunité pour les entreprises de tisser des liens avec les territoires. Plusieurs intervenants ont souligné qu’un territoire dynamique est profitable aux entreprises. Le mécénat permet à l’entreprise et à ses salariés de s’engager sur le territoire, de le faire bouger, de soutenir des projets innovants qui en retour nourriront l’environnement de l’entreprise et de ses salariés. « Certes, une entreprise doit être profitable, mais cela ne doit pas lui interdire d’avoir un engagement citoyen » a souligné un participant. L’entreprise doit entrer en relation avec les diverses composantes de son écosystème.

En conclusion, le Président délégué d’Admical, François Debiesse (ancien patron de BNP Parisbas) a souligné le changement de paradigme que nous vivions. Les entreprises prennent conscience de leur responsabilité sociétale. L’économique et le social vont devoir travailler ensemble pour rassembler les énergies. Sans l’hybridation des mondes, des projets essentiels pour le devenir de la planète ne pourront voir le jour. « Le social sans l’économie c’est l’utopie, l’économie sans le social c’est la barbarie » a dit François Debiesse. (Retrouvez les propos des intervenants dans la vidéo : Paroles de Mécènes)

Dans ces conditions, l’économie sociale n’est plus seulement le secteur spécifique que nous décrivons  traditionnellement. Au-delà des mutuelles, des coopératives et des associations, l’ensemble de la société s’ouvre à elle, en synergie avec d’autres courants de pensée comme par exemple la « Socio-économie ». De nouvelles perspectives apparaissent, des alliances nouvelles deviennent possibles, de  nouvelles dynamiques émergent sur les  territoires avec le pouvoir de s’inscrire dans un cadre plus large, celui de l’Union européenne. Le traité de Lisbonne (art3) la définit déjà comme une « économie sociale de marché ».

Ces perspectives posées, il reste à porter la dynamique, à l’étendre à la Normandie tout entière… Car à plusieurs d’entre nous, il est apparu que du côté de Caen, on avait quelques longueurs d’avance.

 

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