Contribution 5 : Les ressources humaines, moteur de l’engagement

Commentez, réagissez au texte présenté ici en cliquant sur le lien Associations: les ressources-humaines
Rejoignez-nous à Rouen le 15 décembre : Inscrivez-vous

Revisiter les référentiels de  formation, développer l’expertise européenne, valoriser le compte personnel d’engagement, déployer la formation initiale, généraliser l’apprentissage…

Une richesse

L’engagement est au principe de la vie associative. Mais cela ne suffit pas. Ici comme ailleurs, la qualification est un enjeu essentiel et ce d’autant plus peut-être, que l’engagement bénévole ne demande pas de prérequis.
Cette implication facile fait que trop souvent, les associations sont utilisées comme des variables d’ajustement. En contrepartie d’une prise en charge plus ou moins importante des coûts, les associations sont invitées à recruter des personnes éloignées de l’emploi, des personnes sans qualification, en difficulté d’insertion… D’abord aides à la personne, au final ces aides sont présentées comme un soutien aux associations, alors même que le coût généré par l’encadrement de ces personnes n’est jamais pris en considération.
On abuse de la faiblesse des associations, de leur soumission à l’autorité publique. Excepté celles dont l’objet est l’insertion des personnes, les associations n’ont pas plus que les entreprises ou les collectivités publiques, une vocation spécifique à agir sur ce domaine. Elles doivent assumer leur part, toute leur part, mais rien que leur part.

En dérogeant à cette règle, les associations prennent le risque de fragiliser la mise en œuvre de leur projet, de dégrader leur image auprès du grand public et de leurs partenaires. Les associations, seraient un « truc  » de pauvres, fait pour les « pauvres » par les « pauvres »… Les associations ne doivent pas se laisser attirer dans cette dimension sous peine d’être enfermées dans un univers parallèle.

Pour soutenir les associations, Il est nécessaire d’investir davantage dans la qualification des acteurs qu’ils soient professionnels, bénévoles ou volontaires. Il convient tout particulièrement de faire évoluer un cadre élaboré il y a une trentaine d’années, au moment où statut et système étaient des références. Dans une société de la mobilité où les flux, les parcours prennent le pas sur les  équipements, il ne s’agit plus seulement d’animer le centre de loisirs, la maison de retraite ou la maison des jeunes… Il faut traiter la problématique temps libre, l’accueil des personnes âgées… Le système doit s’ouvrir à l’incertitude et mettre à la disposition des intervenants les outils pour la gérer. Du niveau V au Niveau I il y a place pour chacun.

Des propositions

  • Revisiter les référentiels de formation bénévoles et professionnels
    Nous proposons la mise en place à l’échelle nationale et régionale de groupes de travail ouverts à tous les acteurs de la vie associative et de la formation pour revisiter les cadres de références de la vie associative.
  • Vers une expertise européenne et internationale
    L’engagement bénévole et volontaire traverse l’ensemble des sociétés contemporaines. C’est particulièrement vrai au sein de l’Union européenne. Pour autant, les conditions de mise en œuvre sont très différentes d’un pays à l’autre. Nous proposons de mettre à profit cette différence pour nourrir notre propre démarche. Erasmus+ pourrait certainement être avantageusement utilisé dans cette perspective.
  • L’engagement volontaire, le service civique
    Si on peut se féliciter de ce dispositif, il est essentiel d’en préserver la dimension « expérience de vie ». Il est nécessaire pour cela de donner aux jeunes des missions adaptées à leur souhait et leurs compétences. Cela nécessite un encadrement de qualité et donc un accompagnement financier, mais pas seulement, des associations en ce domaine.
  • Les bénévoles
    • Développer le compte personnel d’activités
      Donner une impulsion nouvelle au compte personnel d’engagement, volet bénévole et volontaire du compte personnel d’activités. Il est essentiel de développer des passerelles entre les parcours professionnel, bénévole et personnel de chacun d’entre nous.
    • Favoriser le mécénat de compétences
      Le mécénat, ce n’est pas seulement une contribution financière des entreprises. Ce peut être aussi une mise à disposition de salariés. Cette manière de faire que les entreprises paternalistes du 20ème pratiquaient déjà, peut être utile aussi bien aux associations qu’aux entreprises. Les premières peuvent ainsi bénéficier du concours de professionnels apportant compétences et savoir être. Les secondes soutiennent l’écosystème au sein duquel elles évoluent, tout en valorisant leurs salariés.
  • Les professionnels
    • La qualification initiale des professionnels
      L’histoire de la vie associative explique pourquoi la qualification aux métiers de l’animation associative se fait de manière quasi exclusive, dans le cadre de la formation permanente et continue :
      d’une part, dans une période où formation signifiait d’abord formation théorique, il s’agissait de donner toute sa place à l’expérience pratique ;
      d’autre part, il fallait combler l’absence dans la formation initiale des parcours qualifiants. 40 ans plus tard, la situation n’a guère évolué, alors même que le secteur associatif représente près de 10% de l’emploi en France.
      Nous proposons qu’à l’instar des autres secteurs d’activités, il soit possible dans le cadre de la formation initiale de se préparer aux métiers de la vie associative.
    • Développer l’apprentissage aux métiers de l’animation
      L’alternance est un principe essentiel aux formations aux métiers de la vie associative. L’apprentissage permet de développer cette démarche dans le cadre notamment de la formation initiale. Nous proposons de généraliser l’apprentissage dans ce secteur d’activités

Commentez, réagissez au texte présenté ici en cliquant sur le lien Associations: les ressources humaines
Rejoignez-nous à Rouen le 15 décembre: Inscrivez-vous

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*