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Recherches & Solidarités: 63% des français sont bénévoles

Le bénévolat citoyen

16-09-26-benevolesCette 13ème édition de la France bénévole est forte de ses nouveautés. Elle rapproche, cette année, une grande enquête nationale sur les Français et le bénévolat , des avis et opinions exprimés par les bénévoles eux-mêmes, sur la base d’un échantillon exceptionnel de 6.667 répondants .

On y relève des inflexions sur la nature et des raisons de l’engagement depuis 2010. On y retrouve aussi des constantes rassurantes. Comme l’extension, voire une certaine banalisation du bénévolat, ou plus exactement du don de temps présent ou passé, dans une association, un organisme d’intérêt général ou de manière informelle, mais hors cadre familial direct. Prise dans son ensemble, cette mobilisation touche 63% des Français. Diffusion d’autant plus remarquable qu’elle s’accompagne d’un réel lissage entre les différentes catégories socio-démographiques. En un mot, le bénévolat global est moins sexué, même si l’on observe toujours des affinités selon les secteurs d’activité, mais aussi moins âgé en moyenne en raison du rattrapage des jeunes. Seul le diplôme ou son absence introduit encore un écart significatif dans l’engagement bénévole en faveur des plus diplômés (68%), versus les 54% qui en sont dépourvus. Mais là aussi, l’égalisation est prévisible à proportion de la progression du nombre croissant de diplômés, comme du niveau culturel ou d’information moyen de la population qui profiteront au bénévolat.

Mais c’est l’évolution des motivations des bénévoles qui retient surtout l’attention. Le mot « bénévole » est en première intention associé à celui de « citoyen engagé », ce qui était beaucoup moins flagrant en 2010. La dimension sociétale, citoyenne, voire politique au sens le plus général, émerge nettement. Conscience plus aigüe d’une responsabilité personnelle et collective dans le devenir de la cité où l’on se doit de jouer un rôle actif. Cette impression est confirmée par ce que disent les bénévoles de leur propre changement au cours des trois dernières années. À cette question, c’est « l’envie d’agir face au contexte économique, politique, environnemental » qui a le plus progressé. Affirmant sans doute que le bénévolat n’est plus seulement un acte personnel de soutien ou de résistance face à la crise, mais aussi un levier de transformation et d’action pour en sortir, ouvrir de nouveaux horizons, apporter de nouvelles solutions. En bref, les bénévoles par leur nombre et leur influence ont conscience d’occuper une position plus centrale et d’être de vrais acteurs du changement.

À cette responsabilité collective et face à la collectivité correspond logiquement – autre évolution significative – un souci d’être à la hauteur, d’être compétent et bien formé si possible. « Professionnel » si l’on veut. Au sens originel de la « profession », de celui qui croit à ce qu’il fait et aspire à le faire partager. De ce point de vue, nos frontières bien tranchées entre amateur et professionnel s’estompent et se recomposent. Ainsi, lorsqu’on interroge les bénévoles sur « leurs attentes personnelles pour bien vivre leur activité », la formation arrive nettement en tête. De la même manière, formation, savoirs et autres savoir-faire sont également au premier rang de leurs préoccupations pour le proche avenir. « Transmettre mon savoir-faire à un ou plusieurs bénévoles » recueille le plus de suffrages pour les trois années à venir.

Ceci est un extrait du guide complet sur la France bénévole, pour le télécharger cliquez ici

Vous pouvez aussi retrouver l’article sur Le guide les droits des bénévoles, le soutien au bénévolat

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