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Solidarité financière : LES MOYENS D’ACTION

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Ceci est un extrait de l’article écrit par Fanny Gérôme du CNAR Financement – France Active le 15 décembre 2010.

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L a mutualisation peut être défi nie par la mise en commun de moyens entre plusieurs associations. Elle doit apporter aux associations des bénéfices (réduction des coûts, accès à des compétences manquantes, consolidation de la structure financière, etc.), tout en sauvegardant leur indépendance. Cette mise en commun peut prendre la forme de rencontres professionnelles, d’échanges de pratiques, de moyens techniques ou matériels (un local pour assurer une permanence, une salle de réunion, etc.), de compétences (mutualisation de salariat sur des fonctions administratives, par exemple), d’information (publications, supports de communication communs, etc.) et de moyens d’action comme un « fonds financier commun ». Nous nous attacherons dans cet article à ce dernier exemple.

  • QUELLE FORME LA MUTUALISATION D’OUTILS FINANCIERS PEUT-ELLE PRENDRE ?
    Il arrive fréquemment que des associations ayant un objet semblable, regroupées autour d’une même fédération ou d’un même réseau, se prêtent de l’argent entre elles. Ces transferts de fonds d’une association à une autre sont peu formalisés et se réalisent généralement sur simple demande (orale ou écrite) de la structure emprunteuse auprès de la structure prêteuse. Cette dernière n’exige bien souvent aucun formalisme particulier, le prêt octroyé étant basé sur la confiance faite à l’association emprunteuse. Il n’y a donc pas de convention signée permettant de retracer les fonds prêtés et les conditions de remboursement (durée du prêt, périodicité de remboursement, etc.). Il n’y a également pas d’étude réalisée ni du besoin financier de la structure emprunteuse – est-ce un besoin récurrent ou ponctuel ? –, ni de sa situation financière – l’activité de la structure génère-t-elle un excédent permettant le remboursement du prêt ? La subvention attendue a-t-elle été votée et notifiée ? Certaines associations ou fédérations sont allées plus loin dans leur démarche en créant un « fonds financier commun ». Il s’agit d’une somme dédiée, qui limite le montant des sommes prêtées à un plafond. Ce fonctionnement comporte quelques écueils. Les associations d’un même réseau ont en effet souvent les mêmes financeurs publics et connaissent les mêmes décalages de trésorerie dus au délai de versement des subventions : elles vont donc solliciter le fonds sur la même période.

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