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Associations, mobilisons-nous

Le 7 février prochain, Associations-et-Territoires dans le cadre du Grand Débat national annoncé par le Gouvernement propose aux associations de Normandie de se retrouver pour :

  • souligner la contribution des associations à l’animation et au développement des territoires.
  • formuler ensemble des propositions pour renouveler et consolider l’action des associations auprès des citoyens.

Il y a deux ans, en créant Associations et Territoires, nous faisions un double constat:

  • La situation des associations ne cesse de se dégrader depuis près de 40 ans maintenant.
  • Les associations, aux côtés des entreprises et des collectivités locales, sont des acteurs essentiels à l’animation des territoires.

Nous voulions en comprendre les raisons et participer à l’émergence de propositions nouvelles.

La fin d’un modèle:

Au sortir de la Guerre et pendant de longues années, les associations avec le soutien de l’État ont aménagé la France du vivre ensemble. Pas un canton sans un foyer rural, une MJC, un centre social, une amicale laïque, un centre de loisirs, un club sportif….

Les fédérations ont encadré, accompagné le mouvement social. Des références institutionnelles ont vu le jour, des savoir-faire se sont développés, des parcours de qualification ont été créés.
Les associations dans leur ensemble, ont participé au développement collectif et à l’épanouissement individuel. Elles ont contribué largement au fonctionnement de l’ascenseur social dont on dit aujourd’hui qu’il est en panne.

Sous l’effet de multiples facteurs dont la décentralisation n’est pas le moindre, cette belle mécanique s’est enrayée il y a maintenant une quarantaine d’années.

La situation des associations s’est progressivement dégradée. De partenaires, elles sont devenues éléments supplétifs des Pouvoirs publics. Elles se sont laissées progressivement enfermées dans le champ restreint de l’action sociale. De vecteurs d’éducation, elles sont devenues outils de lutte contre l’exclusion.

Une société fragilisée

La « vie associative » n’est plus réellement animée dans notre pays. L’État se désengage progressivement tandis que les différentes collectivités territoriales affirment pour la plupart que la « vie associative » ne relève pas de leurs compétences.

Beaucoup d’associations  se sont progressivement repliées sur elles-mêmes  accélérant le relâchement du lien social, généré par l’individualisation des modes de vie.

Au résultat, le lien entre les lieux de pouvoir et la société civile s’est cassé, préparant le terrain à la révolte sociale qui s’exprime aujourd’hui.

Le futur est possible !

Collectivités, entreprises, associations sont les trois piliers collectifs des sociétés contemporaines. Les sociétés qui vont bien sont des sociétés où ces trois acteurs sont reconnus pour ce qu’ils sont. Chacun joue sa partition et ensemble ils font société. En Europe et dans le Monde, il existe de nombreux exemples illustrant cette dynamique.

La France doit reconnaître à leur juste valeur ces trois acteurs. Il est temps que notre Pays revisite son approche de la vie associative. C’est dans cette perspective que nous travaillons.

C’est à cela que nous vous appelons le 7 février.

Ensemble formulons des propositions,
faisons entendre notre voix.

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